La surface du terrain et son impact sur votre construction.

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La surface du terrain et son impact sur votre construction.

Dans votre quête du terrain idéal, un critère viendra naturellement à votre esprit : la superficie du terrain qu’il faudra choisir pour la construction de votre maison. Cela allant de soi, le prix du terrain est directement lié à ce paramètre, mais sachez qu’il n’en est pas forcément le seul facteur déterminant.

Le prix du terrain

Les prix sont variables selon les régions. Ils peuvent aller de seulement 40€ le mètre carré dans les zones rurales, à plus de 200€ le mètre carré dans une banlieue cossue. Pensez aussi à toujours vérifier les taxes additionnelles qui viendront éventuellement alourdir cette facture :

·         TRE (taxe de raccordement aux réseaux)

·         TLE (taxe locale d’équipement : dépend de la Surface Hors Œuvre Nette ou SHON, et du type d’emprunt contracté,

·         les taxes foncières et d’habitation (dépend de la commune et de la SHON);

·         ainsi que la durée d’exonération de l’impôt foncier (en fonction de la commune, et du type de prêt, etc.).

En vous fixant un prix, veillez à toujours équilibrer le budget consacré à l’achat du terrain lui-même, avec le budget des travaux et les frais futurs nécessaires à la construction. Une répartition de 1/3 pour l’achat et 2/3 pour la construction est parfaitement équilibrée. Cela n’empêche pas les exceptions comme dans le cas d’une grande ville, où les prix de l’immobilier sont particulièrement chers, ou encore en pleine campagne où les terres sont encore peu onéreuses. De plus, plus un terrain sera grand, plus le prix du mètre carré aura tendance à diminuer.

La taille de la construction future

Vous ne pourrez évidemment pas construire sur la totalité de votre terrain. En effet, vous devrez suivre les indications du « Plan d’occupation », qui fixera le coefficient d’occupation du sol (COS). Ce coefficient permet de calculer la surface sur plancher constructible de votre terrain. En gros, il suffira de multiplier la surface totale du terrain par le COS pour connaître la surface que vous pourrez utiliser. Par exemple, on pourra construire une maison avec 300 mètres carrés de surface au sol, sur un terrain de 1 000 mètres carrés ayant un COS de 0,3.

Les grands terrains (> 2500 mètres carrés)

Ils ont l’avantage d’offrir une plus grande intimité. Vous pourrez donc être libre de choisir votre style de maison, sans crainte d’être en désaccord avec le style ambiant des constructions voisines. Vous aurez également plus de latitude pour élaborer votre plan paysager. Cependant, la grande taille du terrain entrainera d’énormes frais pour le raccordement à l’eau et à l’électricité, la construction des voies d’accès, de la clôture, ainsi que pour l’entretien futur du jardin.

Les petits terrains (< 500 mètres carrés)

Tout d’abord, renseignez-vous sur la limite minimale de la surface d’un terrain à bâtir dans le plan d’urbanisme local. Parfois, cette limite n’existe pas, mais il est toujours utile et prudent de s’informer. Par la suite, cette taille limitera vos champs d’action. En effet, vous devrez plus ou moins rester dans le même style que le voisinage en matière d’architecture, sous peine d’être entièrement marginal, car les comparaisons entre les maisons seront plus faciles avec la proximité. De plus, les règles d’urbanisme diminueront encore plus la surface de votre maison en imposant les limites séparatives (6 mètres en partant d’une voirie, et 4 mètres en partant d’un autre terrain). Vous risquez donc de vous retrouver à l’étroit au final. Il est préférable de choisir un lotissement privilégiant les maisons mitoyennes, laissant plus de surface pour une vue plus dégagée.